Une éducation accessible
Scolariser les enfants de la région, y compris ceux dont les familles ne pourraient pas payer une école privée.
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GuinéeLe Complexe Sainte-Ursule de Sérédou, dans le diocèse de Guéckédou : éducation, formation agro-pastorale et santé.

En 1953, répondant à l’appel de Pie XII aux congrégations religieuses, les Ursulines se rendent en Guinée. Formées sur place par les Pères Blancs, elles ouvrent des écoles et des dispensaires, et commencent à œuvrer pour la promotion de la femme africaine. En 1967, leur expulsion par le président Sékou Touré met un terme à leur présence dans ce pays.
« Toutes nous avons un impérieux devoir de solidarité à l’égard des peuples défavorisés, chez qui l’éducation est une tâche urgente. »
En 2012, le chapitre général de la congrégation décide le retour en Guinée. Les sœurs de Côte d’Ivoire sont ensuite accueillies par Monseigneur Raphaël Balla Guilavogui, évêque de N’Zérékoré, qui leur propose la paroisse de Sérédou — jeune paroisse qui n’abrite pas encore de religieuses. À l’automne 2016, trois sœurs y commencent une aventure de foi.
En dix ans, avec l’appui de partenaires, la communauté a formé quatre-vingts filles vulnérables, de Coyah à Yomou, aux activités génératrices de revenus. Plusieurs les exercent encore aujourd’hui, notamment la fabrication et la vente de savon. Avec un organisme partenaire, les sœurs mettent aussi des semences de niébé et d’arachide à la disposition des groupements de femmes des villages voisins, qui les restituent après la récolte et gardent le surplus. Certaines de ces femmes disent avoir pu, grâce à ce revenu, scolariser leurs enfants.
La communauté de Sérédou reçoit chacun, quelle que soit sa religion : musulmans, catholiques, protestants et fidèles d’autres traditions.
Premières Ursulines en Guinée : écoles et dispensaires.
Expulsion. La présence s’interrompt pour quarante-neuf ans.
Retour en Guinée, à Sérédou. Trois sœurs ouvrent la communauté.
Dix ans de présence à Sérédou, célébrés du 23 au 25 octobre.
Scolariser les enfants de la région, y compris ceux dont les familles ne pourraient pas payer une école privée.
Le Centre du Mont Ziama forme des stagiaires à l’agriculture et à l’élevage — un métier, et de quoi vivre sur place. En octobre 2026, plus de deux cents personnes avaient bénéficié de sa formation. Les sœurs aident aussi à former des leaders communautaires à l’agroécologie.
Soins et accompagnement des familles de la paroisse et des villages alentour.

Les premières activités agro-pastorales sont lancées à Sérédou, puis se développent peu à peu autour de la production agricole, de l’élevage et de la transformation des produits. Le centre forme des jeunes, des femmes et des producteurs.
À son arrivée à Sérédou, en 2016, une sœur découvre l’appel du Centre Songhaï, au Bénin, qui forme de jeunes cadres africains afin de reproduire son modèle dans leur pays. Elle suit six mois de formation intensive en agriculture intégrée. À son retour, ce qu’elle a appris est mis en œuvre et le Complexe Sainte-Ursule voit le jour peu à peu.
En 2017, le Complexe Sainte-Ursule met en place, avec un assureur partenaire, un programme d’épargne. L’objectif est de permettre à chaque jeune en formation ou en activité au Centre agro-pastoral de se constituer peu à peu une épargne, pour disposer d’un capital au moment de lancer son activité, tout en bénéficiant d’une protection financière pour lui-même et sa famille.

Des sœurs se rendent dans les communautés pour l’alphabétisation. Le magazine des dix ans la situe à Sérédou, en août 2018, sous le titre « Promotion de l’éducation pour toutes ».
Le centre assure des consultations, des analyses médicales et des soins pour les religieuses, le personnel, les stagiaires et les populations environnantes.
Pensée depuis de nombreuses années comme l’aboutissement du projet du Complexe, l’école offrirait un enseignement de qualité, avec internat, cantine, dortoirs, fournitures scolaires et outils informatiques. Chaque enfant, quelle que soit son origine sociale, pourrait y apprendre dans un environnement sain, être correctement nourri, bénéficier d’un suivi sanitaire de qualité et recevoir une éducation complète. La communauté la souhaite mixte, ouverte aux garçons comme aux filles, et voudrait en particulier aider les filles à aller plus loin dans leurs études. C’est le grand chantier de la prochaine décennie.
Trois jours de célébration à Sérédou, autour de la communauté, des stagiaires et des familles.
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