Aller au contenu

La Compagnie des Sœurs de Sainte-Ursule de Sion

Fondée à Sion en 1884, elle remonte, par Brigue et Fribourg, à Anne de Xainctonge — Dole, 1606.

Six sœurs côte à côte, trois en habit bleu et trois en habit clair
En nombre · 2026

Soixante sœurs. Dix-huit en Suisse, trente-sept en Côte d’Ivoire, cinq en Guinée forestière.

Quatre novices, seize en vœux temporaires, quarante en vœux perpétuels.

Suisse

La Maison-Mère de Sion, et de petites communautés en paroisse : Bramois, Hérémence, Montana-Village, Platta.

Côte d’Ivoire

Bouaké, Yamoussoukro, Siably, Facobly, Daloa, Divo, Attoban.

Guinée

La communauté de Sérédou, en Guinée forestière.

Anne de Xainctonge

D’où nous venons

Anne de Xainctonge naît à Dijon en 1567, dans une famille du milieu parlementaire. La maison familiale touche le collège où les jésuites s’installent en 1581. En voyant les garçons y entrer, elle pense aux filles.

Le 29 novembre 1596, elle part pour Dole, aujourd’hui dans le Jura. Elle a vingt-neuf ans. Il lui faudra attendre dix ans avant que son œuvre soit approuvée : la Compagnie de Sainte-Ursule ouvre à Dole le 16 juin 1606.

Contre l’esprit de l’époque, elle veut une compagnie de femmes sans clôture : ce refus est pour elle une condition sine qua non. La Compagnie ouvre des écoles publiques pour les filles, et l’enseignement y est gratuit.

Anne de Xainctonge meurt à Dole en 1621. De Dole, la filiation passe par Fribourg, puis par Brigue. Vers 1860, à Sion, on fait appel aux Ursulines de Brigue pour l’éducation des enfants de l’Orphelinat des filles ; en 1884, elles laissent Sion s’ériger en maison indépendante. La Compagnie des Sœurs de Sainte-Ursule de Sion est née.

Le fil se poursuit aujourd’hui. À Bouaké, en Côte d’Ivoire, l’internat de jeunes filles Sainte-Ursule accueille des élèves soucieuses de préparer leur avenir. À Sérédou, en Guinée, des jeunes apprennent un métier au Complexe Sainte-Ursule et des femmes y renforcent leur autonomie.

« Les sœurs, comme le souhaitait Anne de Xainctonge, ne porteront pas de grands flambeaux qui jettent un jour brillant dans l’Église, mais elles porteront de petites lampes qui éclaireront les jeunes filles, les servantes, les pauvres et les femmes, pour faire connaître et adorer Dieu par son divin Fils Notre Seigneur. »
Constitutions, n° 15
Quatre siècles

De Dole à Sérédou

  1. 1606

    Dole — Anne de Xainctonge

    La fondation d’où descendent, par Fribourg puis Brigue, les sept Maisons unies en Fédération depuis 1965.

  2. v. 1860

    Sion — l’Orphelinat des filles

    Mgr Blatter, doyen du Chapitre de la cathédrale, fait appel aux Ursulines de Brigue pour l’éducation des enfants.

  3. 1884

    La Compagnie de Sion est fondée

    Les sœurs de Brigue laissent Sion s’ériger en maison indépendante. La Compagnie des Sœurs de Sainte-Ursule de Sion est née.

  4. 1912

    L’École normale des filles

    L’État du Valais confie aux Ursulines la construction et la direction de l’école, réglée par convention.

  5. 1953

    Guinée — l’appel missionnaire

    Répondant à l’appel de Pie XII, les sœurs partent en Guinée : écoles, dispensaires, promotion de la femme. Elles en seront expulsées en 1967.

  6. 1969

    Côte d’Ivoire — six pionnières

    En août, six sœurs prennent le bateau à Marseille, à destination d’Abidjan. Implantation immédiate à Siably, près de Man ; Bouaké suit en 1970.

  7. 1980

    Les filles du pays

    Des Ivoiriennes demandent à devenir Ursulines — puis des Guinéennes et, ces dernières années, des jeunes femmes du Libéria, du Burkina Faso et du Togo.

  8. 2016

    Sérédou — le retour en Guinée

    Décidé au chapitre général de 2012, le retour a lieu quarante-neuf ans après l’expulsion : trois sœurs ouvrent une communauté dans la paroisse de Sérédou, diocèse de N’Zérékoré.

  9. 2026

    Dix ans de présence à Sérédou

    Le jubilé se célèbre à Sérédou, du 23 au 25 octobre.

La chapelle de la Maison-Mère un jour de fête, en 2018
Rue du Pré-d’Amédée, Sion

La Maison-Mère

Le lieu des racines. Les anciennes y ont reçu leur formation initiale ; les sœurs africaines viennent y découvrir l’origine de leur vie religieuse ; celles que l’âge ou la maladie limitent y trouvent un accompagnement.

  • La chapelle mariale, ouverte pour l’adoration et le recueillement
  • Des salles pour les journées de réflexion et la préparation aux sacrements
  • La distribution des hosties, fabriquées au monastère de Collombey
Hommages

Les sœurs qui nous ont quittées

Vingt-huit notices, tenues à jour par la communauté. La mémoire de celles qui ont porté la mission avant nous.

Toutes les notices